Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 16:47

On était aux Angles, une station de sports d’hiver des Pyrénées quand la nouvelle vint. Gainsbourg avait fumé sa dernière Gitane. On était le 02 mars 1991. C’était une période de merde, et ce décès, bien qu’il m’ait marqué, était le cadet de mes soucis.

En grandissant, sans devenir LE fan de son œuvre, je dois dire que les textes du provocateur ne me laissent pas insensibles. Un poète misogyne qui aimait les femmes. Le paradoxe me plaît.

Or, ayant zappé vendredi soir sur la cérémonie des César, j’ai pu assister à la victoire d’Eric Elmosnino, récompensé d’une de ces abominables statuettes pour son rôle dans le conte-biopic de Joann Sfar. Vu qu’aujourd’hui, on commémore les vingt ans de la disparition de l’homme à la tête de chou, et que je suis curieux de nature, je me suis empressé d’acquérir le dit film afin d’y découvrir le talent de l’acteur. Excellente initiative. Elmosnino est plus que bluffant.

Mais ce que je retiendrai de ce film, ce sont ses interprètes féminines. Je ne sais pas qui s’est chargé du casting, mais c’est une personne de goût… et quel goût ! Ah, je comprends mieux la durée de mon célibat : je suis visiblement de plus en plus exigeant et espère au fond de moi trouver un jour l’artiste belle comme le jour à qui je manquais jusqu’alors. L’élue se trouverait-elle dans le duo de tête ? LOL ! Ne soyons point trop arrogant ! Comme d’habitude, mon goût des listes va me perdre… Alors, dans l’ordre de mes préférences, sont nommées :

8. Sara Forestier, alias France Gall : très charmante, mignonne comme l’adolescente qu’elle est censée jouer. Blondinette dans le film, d’où en bas de liste, ce qui ne veut pas dire qu’elle n’est pas agréable à regarder, je parle toujours de mes goûts personnels, rien de plus. Excellente comédienne aussi, césarisée cette même soirée mais pour un autre rôle.

7. Mylène Jampanoï, alias Caroline « Bambou » Von Paulus : n’étant pas fou du charme asiatique, je dois quand même reconnaître que la métisse est belle, et digne d’être matée, même si elle ne s’appelle pas Mélissa.

6. Anna Mouglalis, alias Juliette Gréco : fort belle femme, avec sa voix rauque, elle incarne à merveille la muse de l’existentialisme. Pour constater la ressemblance, se référer à l’excellent Belphégor…

5. Lucy Gordon, alias Jane Birkin : Le charme d’outre-Manche joue toujours, c’est une certitude. En bottes hautes et mini-jupe, aaaah… Bien entendu, le côté femme-garçon au niveau des formes me botte assez peu, mais doit-on se limiter à des rondeurs pour apprécier une femme ? Sûrement pas. Au passage, pensée émue envers cette charmante Lucy qui aurait pu certainement encore faire merveille au cinéma pendant des années. Trop faible et sensible pour ce monde, elle a choisi de le quitter deux jours avant ses 29 ans.

4. Ophélia Kolb, alias le modèle : c’est la première apparition féminine digne de ce nom dans le film…  Puisque nue dès sa première image. Un plaisir à contempler, modèle des classes adultes, objet des intérêts du jeune Lucien/Serge qui, désirant la croquer sur papier, n’hésite pas à aller la « draguer » malgré qu’il n’ait que treize ans. Un amoureux précoce, un amateur du beau féminin, notre poète/artiste peintre. Qui l’en blâmerait ?

3. Laëtitia Casta, alias Brigitte Bardot : prendre un sex-symbol pour jouer un autre sex-symbol, quoi de plus naturel ? La top-model la mieux gaulée qui soit, (petite et joliment formée, contrairement aux crayons à cheveux qu’on voit habituellement sur les podiums de grands couturiers), union réussie de la Normandie et de la Corse… Pas à dire, elle se débrouille bien, la BB du XXIe siècle. Et la blondeur lui convient, ce qui est curieux !!! Allez, elle nous donnerait presque envie de sauver un bébé phoque.

2. Caroline Tillette, alias la fille en rouge : apparition très courte pour cette brune aux yeux bleus. Un rêve pour mon esprit… On apprécierait d’être Gainsbourg rien que pour la faire chanter… et encore, vu le regard qu’elle lance à Elmosnino après avoir entendu « Le poinçonneur des Lilas » interprété par Les Frères Jacques, on se doute qu’elle n’a pas l’intention uniquement de lui montrer ses talents vocaux…

1. Deborah Grall, alias Elisabeth Levizky : la première femme de Gainsbourg n’était pas un personnage qui m’était familier. L’actrice qui l’incarne non plus. J’ignorais tout d’elle. Même sa prestigieuse filiation (elle est la petite-fille du fabuleux Philippe Noiret). Je regrette une fois encore de découvrir aussi tard une femme pareille. Elle n’a pas le visage le plus doux de la création, mais… en la voyant débarquer avec sa voilette noire dans le piano-bar, elle donne une envie irrésistible de soulever le fin tissu qui couvre son visage, afin de l’embrasser. Enfin, cela a été mon cas.

Amateurs de la gent féminine, osez le spectacle. Outre le fait qu’il s’agisse d’un très bon film – et je braise mes veaux -, normalement, vous devriez à coup sûr demeurer rêveur face à tel ou tel autre minois qui parcourt ses scènes. Enjoy. Moi, pour ma part, je vais essayer de faire craquer l’un des objets de ma convoitise en lui chantant du Gainsbourg. Il faut savoir varier ses plaisirs musicaux.

Par Sylvain Larue
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Commentaires

chantons Gainsbourg, ça marche toujours...
Commentaire n°1 posté par Anthony le 02/03/2011 à 22h55

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